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L'objet de l'éducation populaire

Suffirait-il de ne pas y penser pour éviter les catastrophes écologiques déjà programmées[1] ? La bêtise est-elle en train de « faire système », notamment dans l’économie, comme l’avance B. Stiegler[2] ? La perversion ordinaire[3] qui semble étendre son domaine relève-t-elle du « simple » moment historique et sociétal libéral[4], ou s’agit-il d’une mutation anthropologique — par définition inéluctable[5] ? Par quel « miracle » serions-nous « sortis » de l’ère du totalitarisme[6] — qui, au passage, nous fascine tant[7] ? — Liste à compléter (elle le sera au fur et à mesure).

Mais commençons par le b-a-ba. Nombreux sont ceux qui n’ont jamais entendu parler de l’éducation populaire, et cela est assez courant aujourd’hui chez les gens cultivés et les intellectuels[8]. Au point qu’il y aurait à se demander ce qui survit au juste aujourd’hui de cette « bonne vieille » éducation populaire. En tout cas, une certaine prudence est de mise pour qui est censé faire les présentations. On se sent presque obligé de s’excuser : « oui, je fais de l’éducation populaire, mais euh non, ce n’est pas ce que vous croyez ». Il ne faudrait surtout pas laisser croire que l’éducation populaire consisterait, comme son nom l’indique, à « éduquer le peuple ». Quoi ? éduquer le peuple ?[9] (mais pour qui se prend-il, celui-là ?) Difficile, dans un monde mollement soixante-huitard, de laisser planer une chose pareille ! Ainsi, le premier « problème » de l’éducation populaire (et peut-être pas des moindres), c’est d’entrer en matière, avec un nom pareil... A tel point qu’on se demande s’il n’est pas « contre-productif » de s’en réclamer ! (Pour ma part, pour l’instant, je garde). Deux mots d’analyse là-dessus pour commencer.

1° « Education populaire » juxtapose deux termes presque aussi embarrassants l’un que l’autre. Peuple. Il est devenu assez insupportable à la plupart d’entre nous de nous y inclure. Le peuple, c’est un peu tous les autres, sauf moi. Et pourquoi pas le bas-peuple, tant qu’on y est ? « Peuple », ça fait « masse » — qui aime à se reconnaître dans la « masse » ? Qu’on ne s’y trompe pas, cependant. Ce n’est pas seulement parce qu’on ressentirait le besoin impérieux de « cultiver sa différence » qu’on refuserait désormais de « s’identifier » au peuple. A mon avis, au-delà de ces réalités narcissiques, il y a surtout qu’on ne se reconnaît plus dans des intérêts collectifs[10]. On veut bien à la rigueur entrer dans un collectif — un collectif d’individus, s’entend ! Le meilleur des exemples de ce que j’avance est de considérer le désert syndical actuel. Dernier soupçon de « psychanalyse politique » avant de passer à autre chose : il ne suffit pas de dire que la place publique est déserte, il faut dire que la place du peuple est vacante. Ainsi, le fait qu’« éducation populaire » soit une expression démodée fait signe d’un problème politique majeur, peut-être celui de l’éducation populaire par excellence, mais qui la déborde néanmoins de tous côtés. Est-il possible de « refaire peuple » ? Peut-on « reconstituer le peuple » en partant d’une collection d’individus, d’atomes de peuple ? Si oui, comment ? Il m’est très difficile d’imaginer que demain se trouvera un « éducateur populaire » ou un chef politique ou syndical qui, d’un coup de baguette magique, recrée le peuple devant nos yeux ébahis. Car aujourd’hui, à notre atome de peuple, la politique, on ne la lui fait plus.

2° L’autre difficulté avec « éducation populaire » (tant pis pour l’effet de surprise), c’est éducation. Non seulement « éducation » rime avec tables de multiplication et punition, mais aussi (la rime est moins évidente), avec diplôme, carrière, salaire, c'est-à-dire avec identité sociale symbolique. M’éduquer, moi, adulte responsable ? L’éducation, c’est bon pour les gosses, c’est pas pour les adultes. Tout semble donner raison au monsieur. D’ailleurs, la plupart des animateurs de « l’éduc pop » officielle d’aujourd’hui (qui ne se désignent jamais eux-mêmes comme éducateurs populaires) travaillent avec des jeunes et des adolescents, et non avec des adultes. Et s’il existe encore quelque chose de "l’éducation" dans le monde adulte (sauf « rattrapage », reprise d’études, etc.), on l’appelle formation professionnelle. Sauf que — la formation professionnelle, comme son nom l’indique (à elle) consiste à acquérir des savoirs utiles à l’exercice de nos professions, et non à ((apprendre à) retrouver le goût de) prendre part à la vie collective. C’est que, historiquement, nous venons après le tournant « animation socioculturelle » de l’éducation populaire. Mais regardons tout de même du côté de ce qui reste de cette "éducation populaire" qui se fait encore avec des adultes. Car on trouve encore ici et là quelques réserves d’apaches. Comment se dépatouillent ceux qui tentent encore « d’éduquer le peuple » ? De deux façons. La première « triche » pour ainsi dire : elle fait de l’éducation populaire sans s’en réclamer et donc élude d’emblée ce genre de questions. Et il faut bien reconnaître que le gros de l’éducation populaire effective se fait aujourd’hui en dehors des officines labellisées, partout où l’on proteste encore contre les dérives produites par l’idéologie dominante (voir notre article « ce qui ne va pas dans la société actuelle » et en début d’article, la liste des manifestes). Mais là où on se revendique encore de l’éducation populaire ? Eh bien, d’abord, on est embarrassé, il faut bien le dire. On a parfois l’impression d’un casse-tête[11] pour faire cette « éducation » la plus discrète possible. A cet égard, l’astuce de Luc Carton, véritable maître Yoda[12] de l’éducation populaire dernière version (la plus authentique à ce jour), est tout à fait révélatrice. Carton a cette formule merveilleuse : « l’éducation populaire, ce n’est pas l’éducation dont le peuple est l’objet, c’est l’éducation dont le peuple est sujet ». Oh… le double salto arrière carpé avec départ en appui ! 10/10 ! J’avoue qu’elle m’a bluffé un moment, la figure. Même au ralenti, le geste reste apparemment parfait. Est-ce qu’il y aurait un truc ? Rappelons le contexte. Dans le monde d’après 68, où il n’est plus ni dieux ni maîtres, l’équation à résoudre pour l’éducation est désormais d’en faire sans ces maîtres qui nous oppressent. Car par définition les maîtres nous oppressent. Eh bien je pense que nous n’avons pas résolu cette étrange équation, et c’est peut-être bien cette équation dont le mystère brille dans la définition de Carton. L’éducation dont le peuple est sujet… Il y a un problème apparemment insurmontable dans cette formule qui est que dans une relation d’éducation, il y a quelqu’un qui apprend à l’autre et quelqu’un qui apprend de l’autre. Ah mais attendez ! Je peux très bien savoir des choses que tu ignores et toi savoir des choses que j’ignore ! C’est vrai, et dans ce cas nous pourrions échanger nos savoirs. Mais cela n’enlève rien à ce que la relation d’éducation en tant que telle est dissymétrique par essence, relativement à tel objet de savoir.

On se rendra toutefois, au moins provisoirement, à la grande sagesse de maître Carton, en imaginant que dans une relation d’éducation populaire véritable, l’un et l’autre (tous deux apprenants) possèdent des savoirs qui sont des perspectives différentes sur un même objet. Jusque là, je signe.  Par contre, je dis qu’une telle « symétrie » ne nous aide aucunement à penser l’intervention d’éducation populaire, y compris dans le cas extrême où le rôle de l’intervenant serait de proposer aux uns et aux autres de s’échanger des savoirs. Car : échanger des savoirs, très bien, mais lesquels et surtout pour quoi faire ? Echanger des savoirs comme on s’échange des billes à la récré ? Pour mieux rentrer dans le rang après la sonnerie ? L’éducation populaire, du point de vue de l’animateur, ce ne peut être seulement mettre des gens autour d’une table. Si l’éducation populaire relève pour une part d’une « autoformation » entre pairs, la « qualité du résultat » dépendra des dispositifs d’animation dont la relation, non seulement des objectifs, mais surtout avec des finalités, sera essentielle. C’est par ici, on le comprend, que la définition de Carton devient trompeuse. Un peu plus loin dans la même direction, je dirais qu’on ne saurait trouver d’éducation populaire sans théories — et sans de multiples théories même (en quoi Carton, je pense, ne me contredirait pas). Donc : pas d’éducation populaire sans théorie « pédagogique » de l’intervention, au moins « implicite » ; mais surtout, pas d’éducation populaire sans représentation de la société, de sa diversité, de ses rapports de force, de domination ; pas d’éducation populaire sans représentation du juste et de l’injuste, du souhaitable et du non souhaitable. C'est-à-dire sans une certaine éthique — sans une certaine direction.

L’éducation ? Pour les enfants ? A première vue, je trouverais plus juste de laisser les enfants apprendre par eux-mêmes (ce qu’ils font très bien, apparemment), et d’éduquer les adultes ! Non seulement ce serait définitivement moins lâche, mais on peut penser que la société mieux gouvernée, en serait mieux et plus justement organisée. N’est-il pas étrange que notre éducation finisse alors que commencent les choses sérieuses — ces choses auxquelles, faut-il le dire, l’école ne nous a pas préparés : apprendre à délibérer, pour décider ensemble de ce que sera le monde, et surtout à résister à tout ce qui nous empêchera de le faire. Mon petit doigt me dit que certains ne veulent pas que ça se passe comme ça. 

Je retourne aux questions posées en exergue. Ces questions, prises un peu au hasard, bien que je les compte parmi les plus ardues de notre temps — n’ont aucun lien avec l’éducation populaire connue. Cette dernière représente pourtant à mes yeux une (belle) partie de la solution à leur apporter. Pour le comprendre, il faut d’abord se rappeler que ce qu’elle revendique depuis Condorcet, c’est rien moins qu’un droit de regard sur tout ce qui nous concerne. Et « tout ce qui nous concerne », n’est-ce pas la meilleure définition de la politique[13] ? Paul Valéry définissait la politique comme « l’art de nous empêcher de nous mêler de ce qui nous regarde ». C’est une excellente base pour définir la politique selon l’éducation populaire. L’éducation populaire est essentiellement politique.

« Est-ce à dire la démocratie ? » Oui et non. Non, si la démocratie, c’est la simple élection de représentants. Oui si on entend démocratie au sens fort et plein du terme[14], à savoir la délibération collective. « La démocratie participative, alors ! » Toujours pas exactement : car en revendiquant la délibération, l’éducation populaire revendique surtout ce qui la rend possible : quelque chose comme un « droit culturel », un droit à l’instruction des dossiers sur lesquels on délibèrera ensuite, en connaissance de cause. Evidemment, la culture dont on parle ici est tout sauf celle des « industries culturelles »[15]. On parle ici de la culture des choses qui nous concernent ! Celle qui va nous mettre en capacité de décider ensemble de la façon nous nous voulons vivre ensemble ! De la manière d’améliorer les services publics ! De la manière de partager les richesses que nous[16] créons ! Dont nous voulons répondre aux problèmes écologiques ! Tout cela exige un travail de mise en culture particulier (et collectif) qui fait penser aux partis politiques. On croit qu’on pourrait attendre cela des partis politiques… On se trompe pourtant. Et même doublement. De fait, ce travail n’est pas pris en charge par les partis politiques ; ceux-là se contentent de proposer aux nouveaux arrivants de « partager » leur vision du monde — souvent à des convaincus ! On fait fort peu, voire pas du tout d’éducation populaire dans les partis politiques — je vais tâcher de préciser.

Mais on peut déjà entendre cette définition de l’éducation populaire du philosophe belge Luc Carton : l’EP comme travail de la culture dans la transformation sociale[17].

Mettre en place de tels « espaces » de culture et de délibération démocratiques pose deux ensembles de questions : des questions de méthode et des questions de fond. Dans ces deux registres, les « réponses » sont presque entièrement à inventer. Mais rappelons encore une fois l’enjeu de tout ça. Il s’agit d’en finir avec une certaine démocratie représentative[18]. Il s’agit de faire entendre, contre la tarte à la crème démocratique (servie sur tous les plateaux, à toute heure, à toutes les sauces, etc.) que la démocratie n’est rien tant qu’on n’offre pas aux gens de quoi s’approprier les problèmes de la cité. Et ainsi de transiter ainsi vers la démocratie délibérative. D’un mot, il s’agit de réinventer la démocratie ! (applaudissements). J’entends redire : « mais c’est du ressort de la politique, ça monsieur ! » C’est vrai, il y a une transformation des institutions qui ne pourra être conduite que par le législateur. Mais avant cela, je pense qu’il y a un travail préparatoire à mener, qui est de montrer que ce virage démocratique et culturel est à la fois désirable et crédible. Et cela ne peut pas être pris en charge par les partis politiques — non parce qu’ils auraient perdu toute crédibilité démocratique (ce qui est largement le cas), mais pour une raison de principe très simple ; attendre d’eux qu’ils se mettent entièrement au service de la démocratie est absurde : où se mettraient-ils eux-mêmes ? Seraient-ils prêts à devenir les simples « animateurs » de la démocratie, c'est-à-dire à disparaître dans les processus qu’ils mettent en place ? Une telle révolution démocratique ne peut, par définition, venir des partis politiques[19]. Mais il ne s’agit pas seulement d’une question de « mécanique » démocratique. Plus profondément, — « culturellement », oserions-nous dire — il nous faut comprendre que ce n’est pas la vocation des partis politiques que de questionner leurs convictions à la racine, d’éclairer ce sur quoi elles reposent, ce qui les motive en profondeur. Bref, leur ressort n’est pas — ne peut pas être — l’esprit critique[20]. Là encore, la raison est simple, similaire à la précédente : où mettraient-ils leurs propres convictions[21] ? Ce travail ne peut revenir qu’à l’éducation populaire politique[22] !

Pas de leurre cependant. Qui ne voit que les « conditions culturelles d’appropriation des problèmes de la cité », comme nous disons, cache une forêt de problèmes ? Car il n’y a pas que les « mécaniques » de délibération qui sont à (ré)inventer, il y a surtout, dans un monde saturé d’idéologie, un travail très particulier à faire pour permettre à certains[23] — que dis-je, à la plupart — de retrouver l’envie, le désir, le goût de s’intéresser à ce qui pourtant les concerne… Quiconque voudrait se mettre aujourd’hui « en capacité de délibérer » a devant lui un véritable parcours d’obstacles : le dégoût[24] propre à la chose politique, la puissance de séduction du vortex libéral et consumériste (comprenant rappel régulier et tonitruant au chacun pour sa pomme), la surinformation, la mésinformation, la désinformation, l’idéologie de l’expertise, les effets de brouillage médiatique, le désert spirituel ambiant, etc[25]. Lever ces obstacles, les uns après les autres, et ouvrir le chemin de culture vers la délibération collective, voilà le plan de travail de l’éducation populaire. On commence quand ?



[1] Cf. les alertes des penseurs de la mouvance écologiste comme I. Stengers, J.-P. Dupuy, Y. Cochet, etc.

[3] Dans La Perversion ordinaire, Jean-Pierre Lebrun fait l’hypothèse que nous serions en train de « muter », laissant derrière nous toutes les valeurs « tiers », « transcendantes » (la Cité, l’Etat, le Peuple, etc.) ainsi que toute négativité au profit d’un programme implicite d’une « jouissance » hégémonique et sans limite.

[4] Dany-Robert Dufour, La Cité perverse (Denoël, 2009).

[5] C’est la thèse d’un ensemble de psychanalystes contemporains, dont Charles Melman. 

[6] L’idée que nos démocraties revêtent des aspects totalitaires est commune à de très nombreux penseurs atuels, et à la plupart des auteurs cités dans ce texte. Parmi eux, F. Brune, C. Dejours, J.-P. Le Goff.

[7] Bertrand Méheust, La nostalgie de l’Occupation (La Découverte, 2012).

[8] La plupart des intellectuels dont le propos est de « réactiver » ou de « réinventer » notre lien à la chose publique — objet de l’éducation populaire — semblent en ignorer jusqu’à l’expression (Stiegler, Dufour, Méheust, ou un Brossat dont l’ouvrage sur la culture est pourtant une référence pour l’éducation populaire).

[9] C’est mot pour mot ce que j’ai entendu dire dans la bouche d’un responsable associatif local qui, bien entendu, faisait de l’éducation populaire.

[10] Pour ne pas employer un mot encore plus embarrassant : celui de classe.

[11] Casse-tête que trahit aussi l’absence de terme pour désigner la « pédagogie » entre adultes — « paidos » est l’enfant, et « adulte » n’existe tout simplement pas en grec (« andros » excluant la femme).

[12] Je dis cela sans ironie aucune, je considère Luc Carton comme un maître de l’éducation populaire.

[13] Ici comme ailleurs nous nous sentons proche de Valéry, que nous retrouverons à plusieurs reprises, notamment au sujet de l’entraînement mental.

[14]La « démocratie délibérative » est définie par exemple ici : http://www.participation-et-democratie.fr/fr/dico/democratie-deliberative

[15] Cette culture qui ne serait « pas une marchandise comme les autres », mais une marchandise quand même ! Voir Alain Brossat, Le Grand dégoût culturel (Seuil, 2008).

[16] Pour éviter de passer pour un démagogue, je m’arrêterai un moment sur qui est ce « nous ».

[17] On rediscutera de cette « transformation sociale », qui en tant que telle, ne suffit pas : transformation vers quoi ? Deuxième souci : la « culture » transforme la société que nous le voulions ou non, que nous y travaillions ou non.

[18] Au moins avec cette démocratie qui devient la caricature d’elle-même. Voir par exemple les analyses de G. Agamben, A. Badiou, D.Bensaid, ou W. Brown dans Démocratie, dans quel état ? (La Fabrique éditions, 2009)

[19] Il conviendrait de creuser la question de savoir le point au-delà duquel l’instauration de la délibération devient une pétition de principe politique.

[20] Ah, l’esprit critique… Nous en disons un mot dans un article séparé xxx.

[21] Cette formule m’est suggérée par la boutade de Lacan, qui à la question « comment se mettre à la place de l’autre ? », aurait répondu : « se mettre à la place de l’autre ? Et qui se mettra à votre place ? »

[22] Je me rattache volontiers à l’éducation populaire politique telle que la définit Alexia Morvan. xxx

[23] Oui, à certains, et non à tous. A tous, donner le droit, pour accueillir le maximum de personnes.

[24] Est-il besoin de rappeler l’atterrement, le dégoût, la lassitude devant le spectacle de la politique, fait de mensonge, de carriérisme, d’« affaires », de corruption et conflits d’intérêt, criant d’impuissance, etc.

[25] Malgré l’apparente bigarrure, il est possible qu’un même monstre se faufile un peu partout, qu’on pourrait nommer, faute de mieux, l’idéologie libérale. Je tenterai une autre fois une capture directe de la bête.